En ce vendredi 28 septembre, ma matinée était chargée. Première mission : rencontrer il Signore Corner, qui n'est autre que notre coordinateur à Sienne, à Pauline et moi. Question que vous vous posez tous et dont vous brûlez de savoir la réponse : qu'est-ce qu'un coordinateur ? C'est un professeur de la fac de Sienne qui est censé être une sorte de tuteur durant notre année, mais qui en réalité en a strictement rien à foutre de notre gueule et qui fera tout pour se débarrasser de nous au plus vite et pour éviter de nous croiser.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que notre Corner est du genre radical. Il a en effet trouvé une solution parfaite pour éviter toutes ces emmerdes : le bureau d'accueil de la fac m'informe qu'il prend une année sabbatique. Avec ça, il est sûr qu'on viendra pas l'emmerder. Trop fort.
Par contre, ce même bureau d'accueil est incapable de me dire qui sera notre coordinateur remplaçant. Il me conseille d'aller voir au bureau pour les étudiants Erasmus. Bon, ok. Après un quart d'heure de marche (c'est pas du tout au même endroit, évidemment), et un autre quart d'heure de queue, réponse du sus-cité bureau : "Ah bah nan, on en sait rien... Allez voir au bureau des relations internationales. Je regarde ma montre : fermeture dans vingt minutes. Par chance, le bureau est à 50 mètres. Je m'y rend, mais là, y'a 10 personnes qui font la queue. Tant pis, je reviendrais lundi.
Je vous parlais d'une matinée chargée. Après cette péripétie, deuxième étape : l'achat d'un parapluie. Eh oui, car il faut une bonne fois pour toutes tordre le cou aux bons vieux préjugés type "il fait toujours beau en Italie" et "en Italie on fait rien d'autre que du farniente". Depuis que je suis revenu de France, mercredi matin, il fait gris comme pas possible et il pleut assez régulièrement. Menu qui sera resservi pendant une semaine, selon les prévisions. Leçon : si vous voulez vous dorer pendant votre année à l'étranger, évitez l'Italie. Préférez l'hémisphère sud.
Bref, troisième étape, la plus importante sans doute. Je dois aller au cabinet d'avocat de la femme de mon propriétaire. J'ai en effet perdu les numéros de mon couple de proprios en même temps que tout le reste dans mon fameux classeur (c.f. Déboires à l'italienne). Par chance, je sais où se trouve ce bureau d'avocats, donc je m'y rends récupérer ces quelques informations. Je sonne, entre. Point de Patrizia Civelli. En revanche sa secrétaire me reconnaît et me dit :
"Ah bonjour. As-tu reçu ma lettre ? Oui, je t'ai envoyé une lettre hier. La gare de Sienne m'a appelé hier, ils ont retrouvé un classeur à toi avec tout un tas de documents dedans, et ils ont appelé ici pour nous en faire part afin de te retrouver."
...
Stupeur. Soulagement. Et consternation : je suis allé deux fois à cette putain de gare il y a deux semaines, il n'y avait pas de classeur. Et là, soudainement, il est réapparu. Le miracle de la réincarnation figuré par un classeur, fallait le faire.
Mais trêve de cynisme. Le principal est que ce classeur soit retrouvé... Même si entre temps, j'avais rechopé tout ce qui s'y trouve !
Je suis reparti le pas léger. Finalement, "impossible is nothing", même en Italie ! Trouver le remplaçant du Signore Corner me paraîtrait presque chose aisée.
vendredi 28 septembre 2007
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3 commentaires:
Signore Corner a apparement botté en touche (10 balles à celui qui comprend)
Heureux que t'aies retrouvé ton classeur
Et moi aussi je me marre bien en te lisant !
A+ Baptiste
hep hep hep...pas de généralités stp...il ne fait peut-être pas beau dans ton petit coin d'italie, mais dans le mien si! Je te souhaite une bonne année à sienne
pauline à bologne
eh, ce s'rait pas marrant si on tombait tout de suite sur la bonne personne!! moi c'est pareil, je déambule dans le labyrinthe qu'est ma fac pour trouver la bonne personne à qui m'adresser ( je l'ai toujours pas trouvée !!)bisous!
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